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jeudi 11 avril 2013

« Cuiller à fard » en forme de jeune fille nageant, Antiquités égyptiennes : Nouvel Empire, vers 1550 - vers 1069 av. J.-C., conservée au musée du Louvre.

 



Une jeune fille nue, simplement ornée d'un collier et d'une ceinture, au corps allongé à l'horizontal, supporte sur ses bras tendus devant elle un bassin. 



La fonction exacte de ces cuillères n'est pas certaine. Elles sont souvent considérées comme des récipients ayant contenus différents produits cosmétiques, des fards, alors que pratiquement aucune n'en a conservé de traces dans le cuilleron. On leur attribue parfois un rôle plus symbolique, les considérant plutôt comme des objets de cultes appartenant au mobilier funéraire des particuliers.





Mme Bierne

dimanche 24 mars 2013

La victoire de Samothrace, Antiquité grecque, 190 av J-C, Musée du Louvre, Paris

Arts, ruptures et continuités, l’œuvre d'art et la tradition du socle et du piédestal.




 


























La Victoire de Samothrace, réalisée vers 190 avant J-C., à l’époque hellénistique, sur l'île de Samothrace*, en haut du sanctuaire des Grands Dieux se dressait une statue de la déesse de la Victoire posée sur une curieuse base de pierre figurant l'avant d'un navire. La statue est à présent, exposée en haut des grandes marches au musée du Louvre.


L'île de Samothrace




Il s’agit d’une représentation en ronde-bosse de la déesse de la Victoire, une femme ailée, dressée à la proue d'un navire.




La Victoire de Samothrace figure parmi les œuvres les plus admirée du Louvre : elle incarne " l'esprit grec " dans un rendu saisissant de la figure humaine. Essentiellement inspirés par la figure humaine, les artistes grecs vont créer un art à la mesure de l'homme et centré sur lui, contrastant avec les autres civilisations antiques qui l'ont précédé.A l’époque antique, elle était située sur l'île de Samothrace, en haut du sanctuaire des Grands Dieux, posée sur une curieuse base de pierre figurant l'avant d'un navire. Elle était visible de la mer. La statue est à présent, exposée en haut des grandes marches au musée du Louvre. 

Vous pouvez découvrir cette œuvre analysée sur le site du Louvre: http://musee.louvre.fr/oal/victoiredesamothrace/indexFR.html

 

mercredi 12 décembre 2012

Pesée du cœur et de la plume de la vérité, v, 1275 av JC, XIXe dynastie, papyrus d'Ani, papyrus peint, 45x31cm, Londres, British Museum.

  

    La civilisation égyptienne de l’Antiquité apparaît 3100 ans avant J.-C. et ses caractéristiques culturelles disparaissent au début du IVe siècle. La majeure partie de l’art égyptien qui nous est parvenue est constituée d’œuvres à caractère religieux et funéraire.

Les pyramides de Kheops, Khephren et Mykérinos.
   La forme architecturale la plus connue est bien entendu la pyramide. Les plus célèbres et les plus grandes sont celles de Kheops, Khephren et Mykérinos situées non loin du Caire. Ce sont des tombeaux gigantesques (146,60m de hauteur pour celle de Khéops) construits pour servir de sépultures aux pharaons considérés comme des dieux. Il existe aussi de nombreux temples (comme celui de Karnak) dédiés aux dieux du panthéon égyptien.
le sphinx de Gizeh.







Entrée du temple d’Abu Simbel


















  Il existe de nombreuses sculptures. Celles-ci peuvent atteindre des dimensions colossales. Elles représentent souvent le pharaon. Ces sculptures ne cherchent pas à être un reflet fidèle de la réalité, au contraire elles sont une idéalisation stylisée du pharaon qu’elles rendent semblable à un dieu. Ainsi, les sculptures des pharaons n’ont pas de défauts et n’expriment pas d’émotions, comme si elles étaient figées dans une perfection éternelle. Il existe aussi des sculptures représentant des sphinx, créatures fabuleuses au corps de lion et à la tête humaine qui gardent les tombeaux et les temples.


  Dans tous les édifices, religieux ou funéraires, on trouve des fresques (technique de peinture qui consiste à peindre directement sur un mur couvert d'un enduit spécial (sec ou frais).). Ces peintures représentent les dieux du panthéon égyptien, comme Horus, Isis ou Osiris, mais aussi les pharaons et des scènes des activités quotidiennes des sujets de l’empire (l’agriculture ou l’artisanat). 



Ces fresques mélangent du texte (les hiéroglyphes) et des images


  Ces représentations sont stylisées selon des règles très précises qui ne recherchent pas le réalisme.
  C’est pour cela que certaines parties du corps sont toujours représentées de face (comme le torse) et que d’autres sont toujours de profil (comme la tête et les pieds), ce qui est impossible dans la réalité.

   C’est aussi pour cela que les couleurs sont toujours peintes en aplats* sans modelé* qui figure les ombres, et que le dessin est constitué d’un cerne noir continu très marqué qui simplifie et idéalise ce qui est représenté.



Le papyrus du livre des morts d'Ani date de la XVIIIe dynastie. Il fut découvert dans une tombe à Thèbes en 1887, et acheté à des marchands égyptiens par le British Museum en 1888.

Images et hiéroglyphes : les représentations égyptiennes sur papyrus, sculpture ou peintures murales (fresques) mêlent de images et des hiéroglyphes, signes figuratifs représentant des objets, des plantes, animaux, caractéristiques de l'écriture des anciens égyptiens.

Qui est Ani ? Comme la plupart des Livres des Morts, le papyrus d'Ani ne fut pas spécifiquement écrit pour lui. Les Livres des Morts étaient fabriqués dans des ateliers spécialisés auxquels l'Egyptien s'adressait pour se procurer un équipement funéraire.

Qu'est-ce qu'un papyrus ? Le papyrus est le support d'écriture le plus important du monde ancien. Le Papyrus est un roseau triangulaire qui croît le long des rives du Nil, et très tôt dans leur histoire, les Égyptiens utilisèrent comme matière d'écriture la moelle de la tige de papyrus.

 Pesée du cœur et de la plume de la vérité, v, 1275 av JC, XIXe dynastie, papyrus d'Ani,
papyrus peint, 45x31cm, Londres, British Museum.

  Il s'agit ici de la scène du jugement extraite du Livre des morts appartenant à un certain Ani : il se tient à gauche avec sa femme et observe la pesée de son cœur et de la plume, symbole de Maât (l'ordre divin). Ba d'Ani, l'oiseau à tête d'homme représentant son esprit, regarde lui aussi la scène. 
 
Une divinité funéraire, Anubis :
Le dieu à tête de chacal Anubis était une figure clé du jugement des morts. Il veillait sur la momie et pesait le cœur du défunt (le siège du caractère et de l'intellect). 



 
Le dévoreur :
Si ce cœur ne surmontait pas l'épreuve, il était englouti par le « dévoreur » , monstre hybride visible à droite du papyrus.

  En Égypte, tout est symbole. Aucun détail n’est laissé au hasard, la perfection est poussée à l’extrême : couronnes, barbes, sceptres, animaux, objets, plumes... Tout à une signification.

Dieux de l’Égypte antique
Mme Bierne

La Chimère d'Arezzo, Sculpture en bronze, Vème siècle (an 400), 78,5 cm × 129 cm, musée archéologique national, Florence, Italie


La Chimère d'Arezzo, Sculpture en bronze, Vème siècle (an 400), 78,5 cm × 129 cm, musée archéologique national, Florence, Italie




Bellérophon tuant la Chimère
"Elle était de race divine, non humaine: lion par devant, serpent par derrière, chèvre par le milieu du corps, terrible, elle soufflait l'ardeur d'un feu flamboyant. Bellérophon la tua, en obéissant aux signes des dieux". Homère, l'Illiade.

 




  Les origines diverses des différentes parties de l'animal ne nuisent pas au fait que l'on croit à cette créature. Malgré la variété des parties la sculpture garde une unité !






Chimère : La chimère est une créature fantastique, composée de plusieurs animaux. Elle est généralement décrite comme ayant une tête de lion, un corps de chèvre et une queue de serpent, crachant du feu et dévorant les humains.


Son nom a été repris pour désigner, dans un sens étendu, toutes les créatures qui mélangent des parties de plusieurs animaux.



Comme le Griffon







Comme le Centaure
Comme le Sphinx
Comme le Lamassu
Mme Bierne

La lyre de la reine Pu-abi, 2600-2400 av. notre ère, Mésopotamie (Moyen-Orient)





  Cet instrument de musique a été trouvé dans le cimetière royal d'Ur, plus précisément dans la tombe d'une dame de haut rang nommée Pu-abi, enterrée avec ses domestiques, ses joyaux, ses vases d'or et ses instruments de musique.

   La lyre est constituée de bois, et de matériaux précieux : d'écaille, de lapis-lazuli et d'or.

   Elle est datée entre 2600 et 2400 avant notre ère.

   La lyre avait pour fonction de jouer de la musique dans l'au-delà. On plaça près d'elle, dans la tombe, une esclave sacrifiée, les mains posées sur ses cordes.


 Mme Bierne

La céramique grecque - Achille tuant Penthésilée, VIe siècle av. J.-C., poterie,(Art archaïque) H. 42 cm, Londres, British Museum.

  Ces vases sont d’abord des objets utilitaires (ils sont utilisés pour le service du vin, les soins du corps), leurs formes correspondent à des fonctions précises.


   La céramique nécessite un savoir-faire (elles sont décorées avec soin). La céramique ou la poterie est fabriquée grâce à de l’argile que le potier malaxe pour modèle sur le tour. Les décors sont obtenus par contraste entre la couleur de l’argile et la peinture noire.



Un témoin de la civilisation.
  Le vase est aussi un formidable témoignage des coutumes et croyances de la Grèce antique. Les images qui ornent ces vases renvoient tantôt à des scènes de la vie quotidienne, de sport, de guerre, tantôt à des scènes mythologiques comme celle d'Achille tuant Penthésilée.



Achille tuant Penthésilée, VIe siècle av. J.-C., poterie, 

(Art archaïque) H. 42 cm, Londres, British Museum.

  Ce vase à figures noires, a été peint par Exékias.


   Sur cette poterie, la scène centrale , extraite de la mythologie grecque, représente Achille tuant Penthésilée, la reine des Amazones. L'histoire raconte qu'Achille tombe amoureux de son ennemie au moment ou il lui porte le coup qui lui sera fatal.

 
Autour de la scène, le peintre a utilisé des ornements, des motifs géométriques et végétales.

Mme Bierne

vendredi 7 décembre 2012

La villa de Poppée

Fondée au VIe siècle av. J.-C, Pompéi, en Italie, est célèbre pour avoir été détruite par le Vésuve, en 79. Ce site antique est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1997. Oubliée pendant 1 600 ans, elle fut redécouverte par hasard au XVIIe siècle dans un état de conservation inespéré.

La villa à Oplontis

Lieu de résidence des riches Romains, elle offre un témoignage unique sur la vie quotidienne mais aussi sur la maison romaine et son décor. Les murs en sont recouverts de fresques somptueuses : d’une paroi évoquant en trompe l’œil les revêtements de pierres colorées, la peinture s’ouvre sur des architectures et des paysages, évoquant un monde imaginaire et poétique, une Grèce réinventée et rêvée.

Dans la villa de Poppée, épouse de Néron, un thème revient sans cesse : le paon, attribut de Junon, l'épouse de Jupiter. Il est reproduit dans plusieurs pièces.